4 Rêves des abeilles, tirages gélatino-bromure d’argent sur miroir, colorisés, vernis mate, Ø 50 cm, ex./5
6 Fleurs, tirages gélatino-bromure d’argent sur miroir colorisés, sertis, 15×20 cm, ex./15
10 Ruches, tirages gélatino-bromure d’argent sur miroir, cire d’abeille, 15×20 cm, cadres boîtes, ex./10
6 Alvéoles, tirages gélatino-bromure d’argent sur miroir, 30 cm, ex./7
- Restitution de résidence, Villa Caramagne, Chambéry, 2025
Le livre de Baptiste Morizot, “Manières d’être vivant” nous invite à détourner notre regard anthropocentrique pour considérer celui des autres habitants de la planète. Les abeilles possèdent une vision des couleurs qui s’étend jusqu’aux ultraviolets ; cependant, elles ne voient pas le rouge. De leur côté, les fleurs émettent dans ces longueurs d’ondes invisibles à l’œil humain afin d’attirer les pollinisateurs. Pendant cette période hivernale, où les hyménoptères hibernent et la végétation est en dormance, mes réflexions sur la perception des abeilles m’ont amenées à me demander : à quoi peuvent-elles rêver ? Puis, les fleurs de prunus ont éclos avant la verdure, je les ai photographiées en pellicule noir et blanc. Ensuite, j’ai librement ajouté de la couleur aux fleurs. Dans la série “ruche” j’ai rapproché mon regard des abeilles en utilisant un objectif macro. J’ai ensuite fondu de la cire d’abeille sur les tirages pour y introduire la matière organique produite par les abeilles elles-mêmes. La cire permet aux apis mellifera de construire les alvéoles où la reine pond et où les ouvrières récoltent le nectar et le pollen. Elle fait aussi partie des ingrédients utilisés dans la conservation des momies égyptiennes ce qui la relie intimement à la préservation.













